par Marylou GB· 16 novembre 2015
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La grosse question, toé. Je l’ai pas vu venir, j’vous dirais, celle-là.

Parce qu’on vit tous notre vie en majorité de la même façon. On passe le secondaire (en disant sans cesse comment c’est une perte de temps).  On entre ensuite au cégep, pour la majorité dans un pré universitaire qui va nous ouvrir ben des portes selon ce qu’on veut faire. On a du fun, au cégep. C’est généralement là qu’on découvre beaucoup de plaisir inexplorée encore. Ou qu’on les expérimente au maximum, sinon. Pis arrive ensuite l’université, la période où généralement tu mets tous tes efforts intellectuels et que t’es dans un rush constant.  Et finalement, tu gradues. T’es fière de toi. Tu célèbres, tu prends conscience que finalement, t’as fini! C’est là que je suis rendue, personnellement. Pis je me la pose, la grosse question: Et si je m’étais trompé de choix de carrière?

Ce choix qui influence le reste de notre vie et qui est supposé nous définir. Ce choix qui nous inquiète tous un peu. J’aimerais que quelqu’un m’explique comment je peux être certaine de ce que je veux faire du reste de ma vie et que je serai à peu près assurée que je pourrai en vivre aisément. Parce que c’est ce qu’on s’impose tous, en s’orientant vers un domaine ou un autre. Qu’on en soit conscient ou qu’on vive dans le déni, les choix qu’on prend maintenant sont supposé nous influencer pour le reste de notre vie. En commençant mes études, j’croyais être de ces personnes chanceuses qui trouvent du premier coup, que j’avais trouvé ma place. J’ai finalement graduée, j’ai célébrée, pis maintenant quoi?

C’est justement un peu tout ça, le problème. Durant mes années d’étude, j’ai changé, j’ai évolué, j’ai vécu.  On se fait conditionner qu’il faut se trouver un (seul) emploi dès que possible et qu’on en soit satisfait pour pratiquement le reste de notre vie. Le contraire, on nous fait voir ça négativement. Celle qui a deux jobs pour arriver dans ses fins de mois, celui qui change d’emploi à chaque année, celui qui a passé 8 ans de plus à l’université parce qu’il aimait ça.  Pourquoi est-ce que tout le monde devrait être dans le même moule pour que ce soit acceptable? On nous conditionne à vivre dans un modèle de vie d’il y a une couple de décennies, alors qu’on sait pertinemment que les temps changent de plus en plus vite. Maintenant, c’est différent pour tout le monde. Ça ne va pas de soi.

J’étais persuadée que c’était facile, que les gens exagéraient. Ben non, y’a fallu que je prennes conscience que j’avais différents intérêts dans la vie, et que je pouvais actually peut-être bien vivre de ces différents intérêts aussi. En fait, le problème/ce qui est incroyable de nos jours, c’est qu’on peut vraiment vivre de ce que l’on veut. Il faut seulement choisir. Y’a fallu que je me sorte de mon rêve à 23 ans pour me rendre compte que mon chemin n’était pas tracé. Pis surtout que le but ultime n’est plus d’avoir un maximum de REER à 65 ans. Le but, c’est de survivre et d’être bien dans tout ça. Le reste, ça viendra après.

Se donner le droit d’être qui on est, à n’importe quel âge, est sans doute la plus grande libération qu’on peut se permettre. À partir d’aujourd’hui, j’me donne la chance d’me trouver, en me donnant du temps. Si vous trouvez que je suis dans le mauvais domaine, laissez-moi le découvrir par moi-même. Parce qu’il n’y a rien comme se remettre en question, pour être sûr de savoir ce qu’on fait.

Alors si vous me demandez si je me suis trompé de choix de carrière? Je répondrais que pour le moment, non. Repose-moi la question demain matin et on verra si la réponse a changé.

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